Adolescents

Questionnement sur l’orientation sexuelle

Quelle est la différence entre la bisexualité et la pansexualité?

De manière théorique, la bisexualité se définit comme l’attirance sexuelle, affective et/ou émotionnelle pour les personnes du même sexe et du sexe opposé. Sur le plan purement étymologique, « bi » signifie « deux ».  Ainsi, le mot  « bisexualité» peut donner l’impression de s’inscrire dans une théorie selon laquelle le genre et le sexe sont des concepts binaires (hommes/femmes).

Le « pan » de pansexualité se traduit comme « tout », c’est-à-dire que les personnes pansexuelles sont attirées sexuellement, affectivement et/ou émotionnellement vers des personnes sans regard ou préférence au niveau du genre et du sexe de la personne, qu’elle s’identifie comme femme, homme, trans, sans genre ou autre. La définition semble donc s’inscrire dans une théorie qui reconnait plus clairement, sur le plan étymologique, une pluralité de genres et d’identités.

Il faut retenir que ces définitions et distinctions sont théoriques, et qu’en pratique, chaque personne vit son orientation de façon différente. Le choix d’utiliser ou non une étiquette et les raisons derrière ce choix sont personnels à chacun et chacune. Par exemple, une personne s’identifiant comme bisexuelle n’adhère pas nécessairement à l’idée que le genre est uniquement masculin ou féminin et peut être attirée par une personne dont le genre est fluide. Ainsi, plutôt que de parler des différences entre la bisexualité et la pansexualité, il serait souhaitable de parler de ce que ces orientations ont en commun, c’est-à-dire l’attirance pour plus d’un genre.

Sources :
http://biplan.yagg.com/2014/11/09/bisexualite-et-pansexualite-meme-combat/
http://bisexual.org/qna/what-is-the-difference-between-bisexual-and-terms-like-pansexual-polysexual-omnisexual-ambisexual-and-fluid/
https://www.youtube.com/watch?v=Bv5k9w6Hpi4&feature=youtu.be
https://fvsch.com/articles/bi-pan/

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Est-ce que la bisexualité est une transition vers l’homosexualité?

Pas nécessairement. La bisexualité peut parfois être transitoire chez certains individus qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle, bien que ce ne soit pas tous les individus en questionnement qui sont pour autant bisexuels. Toutefois, maintes recherches ont démontré que l’homosexualité et l’hétérosexualité exclusives sont en réalité deux pôles de la sexualité humaine entre lesquels s’inscrit la bisexualité. En d’autres mots, il existe une infinité de formes de bisexualité que l’on peut placer sur une échelle allant de « exclusivement hétérosexuel » à « exclusivement homosexuel », avec pour point central une sexualité qui portera sur les deux sexes à parts égales.
Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999, page 7

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Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le)?

Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité. Ainsi, depuis plusieurs siècles, un nombre impressionnant d’études ont été menées dans le but de déterminer si l’homosexualité est innée ou acquise. De multiples théories ont été avancées, mais il n’y a toujours pas de consensus. En d’autres mots, aucune de ces théories n’a été en mesure d’expliquer pourquoi certaines personnes sont homosexuelles et d’autres non.

Nous devons toutefois nous interroger sur la pertinence d’une telle question. En fait, pourquoi s’attarder autant à la question portant sur les origines de l’homosexualité? Après tout, les personnes hétérosexuelles ne se demandent pas pourquoi elles sont hétérosexuelles. Plusieurs chercheurs croient que la question pose intrinsèquement un problème car, trop souvent, elle cache en toile de fond la croyance à l’effet que l’homosexualité est anormale. Pourtant, la diversité des orientations sexuelles est normale, et son expression peut prendre bien des formes. Enfin, peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer.

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Est-ce possible d’avoir de l’attirance sexuelle pour un sexe et de l’attirance émotionnelle (amour) pour l’autre sexe?

Pour certaines personnes, l’attirance sexuelle est indéniablement liée à l’amour, et l’un n’est pas possible sans l’autre. Pour d’autres personnes, l’attirance émotionnelle et l’attirance sexuelle sont deux concepts différents. Les préférences au niveau de la sexualité ne sont donc pas toujours en concordance avec les préférences amoureuses. Dans cette optique, il est possible d’avoir de l’attirance physique ou sexuelle envers un sexe et une attirance émotionnelle envers l’autre sexe.

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Comment savoir si je suis lesbienne?

Pour le savoir, tu dois te fier à ce que tu ressens envers les femmes. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle. Voici une définition qui pourra te guider: Une lesbienne est une femme qui éprouve de l’attirance physique et/ou émotionnelle pour les femmes.

On a besoin d’une période variable de temps pour le savoir. Chaque personne a son rythme de découverte de son orientation sexuelle. Certaines le sauront rapidement et d’autres auront besoin de temps. Parfois, on a besoin de vérifier par une expérience concrète ce que l’on ressent. D’autres fois, on le sait par ce que l’on ressent en présence d’autres femmes ou de représentations féminines par le biais de divers médiums.

Enfin, la réponse viendra de ton intérieur; ceux qui prétendent le savoir pour toi font erreur; toi seule pourras le confirmer.

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Est-ce qu’il est possible de tout à coup devenir, bisexuel(le), gai ou lesbienne sans savoir pourquoi?

Question : Je suis un(e) adolescent(e) et depuis un moment, j’ai des questionnements sur mon orientation sexuelle. Toute ma vie, j’ai été attiré(e) par l’autre sexe et cela n’a pas changé. Mais mes questionnements durent depuis un certain temps, et ils me dérangent beaucoup. Je ne pleure plus, mais j’y pense encore et je ne me sens pas bien avec ça. Est-ce qu’il est possible de tout à coup devenir, bisexuel(le), gai ou lesbienne sans savoir pourquoi?

Réponse : 

Il n’est pas facile de vivre avec des questionnements sur soi. On souhaiterait que les doutes disparaissent et que tout devienne clair rapidement. Ces souhaits sont compréhensibles, mais il est fréquent de ne pas trouver des réponses tout de suite. C’est généralement les doutes et les indices qui, au fil du temps, qui nous aident éventuellement à y voir plus clair.

Sache que tu n’es pas seul(e) à te poser des questions sur ton orientation sexuelle. À l’adolescence, et même à l’âge adulte, il est normal d’avoir des questions par rapport à plusieurs sphères de sa vie, y compris l’orientation sexuelle.

Ces questionnements peuvent être différents pour chaque personne, et durer plus longtemps pour certaines personnes que pour d’autres. L’orientation sexuelle se découvre aussi différemment d’une personne à l’autre. Des gens disent qu’ils ou elles ont toujours été certains de leur orientation, alors que d’autres personnes la découvre subitement, suite à une expérience ou des questionnements. Il est possible de découvrir que nous avons une attirance pour le même sexe alors que nous ne nous étions jamais posé la question, et que nous n’avions pas eu d’autres signes de cette attirance auparavant. Il arrive cependant aussi que des personnes vivent des expériences homosexuelles au cours de leur vie sans pour autant être gai, lesbienne ou bisexuel(le).

Il n’y a donc pas de règles concernant la découverte de son orientation sexuelle. Mais être patient(e) et apprendre à s’écouter, à se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti sont des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle.

Pour en savoir plus sur le « pourquoi » derrière l’orientation sexuelle, tu peux consulter la question Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le?).

Si tu souhaites parler davantage de ce que tu vis, n’hésite pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010. Pour en savoir plus sur le

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Peut-on changer d’orientation sexuelle?

Toutes les recherches récentes montrent qu’il est presque impossible de changer d’orientation sexuelle même lorsqu’une personne le souhaite. À cet effet, toute thérapie visant à « guérir » l’homosexualité a été formellement interdite, depuis 1998, par l’Association des Psychiatres des États-Unis. Il a été démontré que les tentatives de ce genre peuvent causer des conséquences graves sur la santé physique et psychologique, notamment la dépression, l’anxiété et des comportements autodestructeurs.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

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Qu’est-ce que l’asexualité?

Une personne asexuelle est une personne qui ne ressent pas ou très peu d’attirance ou de désir sexuel. Il est important de faire la distinction entre le célibat ou l’abstinence et l’asexualité. Dans le cas du célibat ou de l’abstinence, la personne choisit de ne pas avoir de relations sexuelles. Dans le cas de l’asexualité, au même titre que les autres orientations, il ne s’agit pas d’un choix.

L’asexualité ne signifie pas qu’il y a absence d’orientation romantique ou émotionnelle. En d’autres mots, une personne asexuelle peut avoir le désir de former une relation de couple avec une autre personne sans ressentir le besoin d’avoir des relations sexuelles avec son ou sa partenaire. Il est donc possible pour une femme d’être asexuelle et lesbienne et pour un homme d’être asexuel et gai. Ces personnes pourraient donc être en relation intime avec une personne du même sexe sans avoir de relations sexuelles.

Comme les autres orientations sexuelles, l’asexualité se vit différemment d’une personne à l’autre. Certaines personnes asexuelles s’engagent dans des relations romantiques, mais non sexuelles. Certaines ne s’engagent ni dans des relations sexuelles ni dans des relations romantiques. D’autres décident d’engager des relations sexuelles, même si elles n’éprouvent pas d’attirance sexuelle. D’autres encore ressentent parfois une certaine attirance sexuelle envers une personne, et décident ou non d’engager des relations sexuelles avec elle.

Sources :

No sex!? – Asexuality
https://www.youtube.com/watch?v=77o83_U8O5o

Asexual Visibility and Education Network
http://www.asexuality.org/home/

Introduction à l’asexualité
https://asexualite.wordpress.com/introduction-a-lasexualite/

L’asexualité, qu’est-ce que c’est ?
http://www.madmoizelle.com/asexualite-temoignages-croises-165164

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Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes, une excitation sexuelle ou un orgasme en pensant à une personne du même sexe fait de nous une personne homosexuelle?

Non, pas nécessairement. Le fait d’utiliser des fantasmes homosexuels pour atteindre l’excitation ou l’orgasme, bien qu’ils puissent agir à titre indicateur, n’est pas un élément suffisant pour déterminer l’homosexualité chez une personne. Il faut se rappeler qu’un fantasme réside dans l’imaginaire, mais ne se réalise pas dans la réalité. Le désir de vivre ses fantasmes dans la réalité, par contre, peut donner des indices plus clairs quant aux attirances sexuelles. Il ne faut pas non plus oublier que l’attirance émotionnelle joue également un rôle important dans l’orientation sexuelle.

C’est en se donnant la possibilité d’explorer et en étant à l’écoute de son ressenti qu’on peut graduellement trouver réponse à tes questionnements.

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J’ai déjà été attiré(e) par une personne du même sexe ou j’ai déjà eu des expériences sexuelles avec une personne du même sexe que moi. Cela veut-il dire que je suis lesbienne ou gai?

Pas nécessairement. Il est généralement admis que 10 % de la population est homosexuelle. Il arrive toutefois que certaines personnes vivent des expériences homosexuelles au cours de leur vie sans pour autant être gai ou lesbienne. À ce sujet, les enquêtes menées par Alfred Kinsey dans les années ’40 et ’50 sont grandement intéressantes, car elles ont permis de constater que les conduites homosexuelles ne sont pas seulement réservées aux personnes homosexuelles. À titre d’exemple, les résultats de diverses recherches ont démontré que 37 % des hommes interrogés avaient eu au moins un rapport homosexuel entre l’âge de 16 et 55 ans. Quant à l’homosexualité féminine, 20 % des femmes interrogées avaient eu au moins une relation homosexuelle entre l’âge de 16 et 55 ans. Depuis, d’autres chercheurs sont parvenus à des résultats semblables. Nous pouvons donc conclure que l’exploration et l’expérimentation en matière de sexualité ne déterminent pas nécessairement l’orientation sexuelle.

Source : Castaneda, Marina, Comprendre l’homosexualité, Des clés, des conseils pour les homosexuels, leurs familles, leurs thérapeutes, Ed. Robert Laffont, S.A., Paris, 1999

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Puis-je m’identifier comme bisexuel(le) même si je n’ai jamais eu de relation avec une personne du même sexe que moi?

Oui! L’orientation sexuelle et la façon dont nous choisissons de nous identifier ne sont pas uniquement dictées par les comportements, mais aussi par le désir et les attirances. Ton identification t’appartient; si tu t’identifies comme bisexuel(le), personne ne devrait te questionner ou te remettre en doute parce que tu n’as pas eu de relation avec une personne du même sexe.

Sources :

Northwestern University Health Service, Sexual Health and Assault Peer Educators:
https://sites.google.com/a/u.northwestern.edu/shape/blog/cansomeonereallybebiiftheyhaventsleptwithadude

Bisexual Resource Centre
http://www.biresource.net/talkingaboutbi.shtml

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Est-ce que ça ce peut être une fille qui aime les gais et que c’est ça qui l’attire?

Ce qui fait qu’une personne est attirée par une autre personne est d’ordre psychologique (personnalité, sens de l’humour, qualités, etc.), physique (ex. : taille, traits du visage, couleur des yeux, etc.) ou encore en lien avec des intérêts communs (passions, loisirs, sports, arts, etc.).

La question posée fait allusion aux stéréotypes de l’adolescent ou de l’homme gai et suppose que tous les gais se ressemblent. Par exemple, certaines caractéristiques du stéréotype renvoient à un adolescent ou un homme qui soigne son apparence, qui est intéressé par ce qui est socialement considéré comme plus « féminin », etc. Il est cependant faux de penser que toutes les personnes d’une même orientation sexuelle sont identiques ou même semblables. En vérité, il y a autant de diversité chez les personnes hétérosexuelles que chez les personnes LGBTQ+.

Il pourrait être intéressant de te questionner sur ce qui t’intéresse ou t’attire chez une personne. Tu pourras ensuite te demander certaines questions :

  • Est-ce que tous les ados ou hommes gais ont ces caractéristiques?
  • N’est-il pas aussi possible de retrouver ces caractéristiques chez des ados et des hommes hétérosexuels?

Ces questionnements pourraient t’aider à mieux saisir tes désirs et attirances, et tu remarqueras peut-être que les caractéristiques d’une personne ne dépendent pas de son orientation sexuelle.

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Mythes et réalités

Comment connaître ou deviner l’orientation sexuelle d’une personne?

La meilleure façon de connaître l’orientation sexuelle d’une personne est de lui en parler ou d’attendre que la personne la confirme elle-même. Il n’existe pas de « signe » infaillible et il ne faut pas se fier au style vestimentaire ou aux goûts de la personne pour juger de son orientation sexuelle. Seule la personne elle-même peut vous donner la réponse.

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Mon frère de 17 ans vient de me dire qu’il est gai. Ça ne se peut pas parce que c’est un grand sportif : il joue au hockey.

Le fait de faire un sport dit « masculin » (football, hockey, baseball, boxe…) n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Des joueurs de ligues majeures de sports, comme le hockey ou le football, peuvent aussi être gais. Toutefois, l’homosexualité étant encore mal acceptée dans le milieu sportif professionnel, la majorité d’entre eux ont encore tendance à cacher leur orientation sexuelle.

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Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes, une excitation sexuelle ou un orgasme en pensant à une personne du même sexe fait de nous une personne homosexuelle?

Non, pas nécessairement. Le fait d’utiliser des fantasmes homosexuels pour atteindre l’excitation ou l’orgasme, bien qu’ils puissent agir à titre indicateur, n’est pas un élément suffisant pour déterminer l’homosexualité chez une personne. Il faut se rappeler qu’un fantasme réside dans l’imaginaire, mais ne se réalise pas dans la réalité. Le désir de vivre ses fantasmes dans la réalité, par contre, peut donner des indices plus clairs quant aux attirances sexuelles. Il ne faut pas non plus oublier que l’attirance émotionnelle joue également un rôle important dans l’orientation sexuelle.

C’est en se donnant la possibilité d’explorer et en étant à l’écoute de son ressenti qu’on peut graduellement trouver réponse à tes questionnements.

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Suis-je gai ou lesbienne si j’aime les choses qui sont généralement plus aimées par l’autre sexe (musique, sports, passe-temps, etc.)?

Non. Une personne gaie ou lesbienne est une personne qui éprouve de l’attirance sexuelle, affective et/ou émotionnelle pour les personnes de son sexe. Les goûts et les intérêts d’une personne ne sont pas directement en lien avec son orientation sexuelle et ne peuvent, en aucun cas, la définir. Il est possible qu’une personne, parce qu’elle est LGBT, s’intéresse à des loisirs (comme une série télé, par exemple) qui touchent les enjeux LGBT car elle se sent davantage interpelée. Par contre, toutes les personnes qui s’intéressent à ces mêmes loisirs ne sont pas nécessairement LGBT.

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Est-ce que le fait qu’on soit gai ou bi peut être dû à la pratique d’une activité ou au fait que l’on aime quelque chose de spécial, qui nous rend différent?

Plusieurs chercheurs se sont interrogés à savoir ce qui détermine l’orientation sexuelle d’une personne sans en arriver à un consensus clair. Si le lien entre la pratique d’une activité ou un intérêt particulier et l’orientation sexuelle était parfait, chaque personne qui pratique l’activité ou qui a cet intérêt en question aurait la même orientation sexuelle, ce qui n’est évidemment pas le cas. De façon plus réaliste, l’orientation sexuelle d’une personne est probablement déterminée par un ensemble de nombreux facteurs, dont des facteurs biologiques, environnementaux et sociaux sur lesquels nous n’avons que peu d’influence.

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Découverte et acceptation

Comment puis-je parvenir à accepter mon orientation sexuelle?

L’acceptation de son homosexualité ou de sa bisexualité est une démarche progressive et personnelle qui est très variable dans le temps. Plusieurs étapes caractérisent ce processus d’acceptation, et chaque personne réalise son cheminement à son rythme, soit en fonction de sa personnalité, de son histoire et de son milieu de vie. Selon Cass (1984), la formation de l’identité homosexuelle comprend six étapes qui sont la confusion, la comparaison, la tolérance envers son orientation, l’acceptation, la fierté et, finalement, la synthèse de son identité.

Plusieurs facteurs peuvent néanmoins faire obstacle à l’acceptation de son orientation sexuelle. À titre d’exemple, les préjugés et les propos homophobes véhiculés par l’entourage génèrent souvent chez la personne en questionnement des états de confusion, de peurs et d’ambivalence.

Par ailleurs, il arrive que certains individus, aux prises notamment avec une homophobie intériorisée, refusent leur homosexualité, et ce, malgré le risque de développer des comportements qui auront des conséquences à court, à moyen ou à long terme sur leur santé. Précisons que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle, on choisit plutôt de l’accepter ou non.

L’ensemble de ces facteurs expliquent la raison d’être des groupes de soutien des communautés LGBTQ+. Nombreuse sont les personnes qui rejoignent ponctuellement ces groupes, afin d’être soutenues et reconnues à travers cette démarche.

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À quel âge découvre-t-on son orientation sexuelle?

Tout comme les personnes hétérosexuelles, il n’y a pas d’âge pour découvrir son homosexualité. Même si la plupart des gais et des lesbiennes découvrent leur attirance pour les personnes de leur sexe à la puberté, d’autres la découvrent plus tardivement. Certaines personnes diront avoir ressenti une différence en bas âge alors que d’autres affirmeront s’être interrogées au sujet de leur orientation sexuelle à un âge avancé, parfois même après avoir été mariée.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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Comment découvre-t-on son homosexualité ou sa bisexualité?

La découverte de son orientation sexuelle est définitivement une étape importante dans la vie. Dans la réalité, l’orientation sexuelle s’impose rarement comme une révélation. La prise de conscience de ses attirances, préférences et sentiments se fait plutôt progressivement. C’est aussi la persistance des doutes et la permanence des indices qui peuvent mettre sur la voie les personnes en questionnement. Ainsi, apprendre à s’écouter, se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti représentent des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle.

Sources : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Est-ce qu’il est possible de tout à coup devenir, bisexuel(le), gai ou lesbienne sans savoir pourquoi?

Question : Je suis un(e) adolescent(e) et depuis un moment, j’ai des questionnements sur mon orientation sexuelle. Toute ma vie, j’ai été attiré(e) par l’autre sexe et cela n’a pas changé. Mais mes questionnements durent depuis un certain temps, et ils me dérangent beaucoup. Je ne pleure plus, mais j’y pense encore et je ne me sens pas bien avec ça. Est-ce qu’il est possible de tout à coup devenir, bisexuel(le), gai ou lesbienne sans savoir pourquoi?

Réponse : 

Il n’est pas facile de vivre avec des questionnements sur soi. On souhaiterait que les doutes disparaissent et que tout devienne clair rapidement. Ces souhaits sont compréhensibles, mais il est fréquent de ne pas trouver des réponses tout de suite. C’est généralement les doutes et les indices qui, au fil du temps, qui nous aident éventuellement à y voir plus clair.

Sache que tu n’es pas seul(e) à te poser des questions sur ton orientation sexuelle. À l’adolescence, et même à l’âge adulte, il est normal d’avoir des questions par rapport à plusieurs sphères de sa vie, y compris l’orientation sexuelle.

Ces questionnements peuvent être différents pour chaque personne, et durer plus longtemps pour certaines personnes que pour d’autres. L’orientation sexuelle se découvre aussi différemment d’une personne à l’autre. Des gens disent qu’ils ou elles ont toujours été certains de leur orientation, alors que d’autres personnes la découvre subitement, suite à une expérience ou des questionnements. Il est possible de découvrir que nous avons une attirance pour le même sexe alors que nous ne nous étions jamais posé la question, et que nous n’avions pas eu d’autres signes de cette attirance auparavant. Il arrive cependant aussi que des personnes vivent des expériences homosexuelles au cours de leur vie sans pour autant être gai, lesbienne ou bisexuel(le).

Il n’y a donc pas de règles concernant la découverte de son orientation sexuelle. Mais être patient(e) et apprendre à s’écouter, à se fier à ses sentiments et faire confiance à son ressenti sont des attitudes qui favorisent la découverte de son orientation sexuelle.

Pour en savoir plus sur le « pourquoi » derrière l’orientation sexuelle, tu peux consulter la question Est-ce que l’on vient au monde gai, lesbienne ou bisexuel(le?).

Si tu souhaites parler davantage de ce que tu vis, n’hésite pas à communiquer avec nous en utilisant le clavardage en privé ou en appelant à la ligne d’écoute au 514 866-0103 ou au 1 888 505-1010. Pour en savoir plus sur le

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Je suis encore au primaire, et j’ai un(e) petit(e) ami(e). Au début, je l’aimais beaucoup, mais je ne ressens plus rien. En fait, je crois que j’éprouve une attirance pour les personnes du même sexe que moi. Que dois-je faire? Dois-je lui en parler? Est-ce que je dois casser?

Question : Je suis encore au primaire, et j’ai un(e) petit(e) ami(e). Au début, je l’aimais beaucoup, mais je ne ressens plus rien. En fait, je crois que j’éprouve une attirance pour les personnes du même sexe que moi. Que dois-je faire? Dois-je lui en parler? Est-ce que je dois casser?

Réponse : Avant de répondre à tes questions, il serait bien que nous parlions de ce que tu vis. C’est une situation qui peut apporter beaucoup de sentiments différents, comme la tristesse, , le doute, la peur, et la lourdeur d’avoir à vivre avec tout cela. Est-ce que tu as quelqu’un près de toi à qui tu peux parler de tout cela? C’est important que tu ne restes pas tout seul(e) avec toutes ces émotions! Ça fait beaucoup!

Je comprends de ton témoignage que tu te questionnes sur ton orientation sexuelle, et que tu ne sais pas si tu dois en parler. C’est important que tu saches que rien ne peut te forcer à parler de ton attirance pour le même sexe. Par contre, le fait d’en parler à une personne en qui tu as confiance pourrait t’aider à te sentir moins seul(e) ou bien même à éclaircir un peu ce que tu vis.

Pour ce qui est de ta relation avec ton ou ta petit(e) ami(e), l’important est que tu écoutes ton cœur. Tu dis ne plus avoir de sentiments pour cette personne. De ce que je comprends, cela n’a pas de lien nécessairement avec ton orientation, mais bien simplement avec lui ou elle. Si tu n’avais pas d’attirance pour le même sexe, mais que tu n’aimais plus ton amoureux(euse), est-ce que tu voudrais casser? Voudrais-tu rester en couple avec une personne que tu n’aimes plus? La décision t’appartient. Je te souhaite bon courage, et merci de nous avoir écrit. N’hésite pas à nous appeler ou à clavarder avec nous si tu veux en parler davantage.

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Existe-t-il des groupes ou organismes pour les personnes bisexuelles?

Il existe peu ou pas de groupes ou organismes dédiés exclusivement aux personnes bisexuelles. Cependant, la grande majorité des groupes LGBT accueillent les personnes bisexuelles ou proposent un volet pour personnes bisexuelles. Pour trouver une ressource dans votre région, nous vous invitons à communiquer avec notre ligne d’écoute et de renseignements au 1 888 505-1010 ou à consulter notre Guide de ressources LGBT. S’il n’existe pas de ressources LGBT dans votre région, il est possible que votre CSSS puisse vous fournir d’autres ressources.

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Je suis gai ou lesbienne et j’ai peur de ce que l’avenir me réserve et que les gens ne m’aiment pas

Lorsque l’on se découvre gai, lesbienne, bisexuel ou trans, il est tout à fait compréhensible d’avoir des craintes par rapport aux réactions de notre entourage et de se questionner sur l’impact de ces réactions sur notre avenir.

Parfois, il arrive effectivement que des gens réagissent d’une façon négative à l’annonce d’une orientation sexuelle ou d’une identité de genre différente. Ces réactions peuvent être motivées par différentes raisons, dont l’incompréhension et la méconnaissance. Elles ne sont par contre pas les plus fréquentes et l’opinion des gens tend à changer avec le temps.

La société d’aujourd’hui est le reflet d’une ouverture et d’une compréhension de plus en plus grandes quant aux réalités LGBT+. Certains droits (comme le mariage et l’adoption par les couples de même sexe) ont été gagnés, et la Charte des droits et libertés de la personne condamne l’homophobie et la transphobie. En milieu de travail, de plus en plus d’entreprises se mobilisent, à l’aide de partenaires comme Fierté au travail, afin de mieux accueillir et favoriser la diversité sexuelle en milieu de travail. Enfin, on peut voir également une plus grande diversité et un souci de la représentation des personnes LGBT dans les différents médias : téléséries, films, musique, articles de journaux, reportages, etc.

Bien qu’il reste encore du travail à faire, ces avancements sont positifs et confirment que notre société est de plus en plus ouverte envers les personnes LGBT.

Pour paraphraser Hillary Clinton sur ce sujet, l’important est de t’entourer de gens qui t’aiment et qui croient en toi – et sache qu’ils seront nombreux.

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Coming out

« Mes parents ne m’accepteront jamais » : Comment dévoiler son homosexualité à ses parents?

Dévoiler son homosexualité à ses parents est un acte parfois difficile qui doit être mûrement réfléchi. Les parents ont rarement prévu ce cheminement pour leur enfant et, étant hétérosexuels, ils sont généralement peu informés sur les questions liées à l’orientation sexuelle. Conséquemment, cette découverte peut être un choc pour eux, et ils auront besoin de temps pour apprivoiser l’idée. Il faut donc être sûr de soi avant d’entreprendre une telle démarche.

Avant de prendre votre décision, il est fortement suggéré de considérer les questions suivantes :

  •  Êtes-vous à l’aise avec votre orientation sexuelle?
  • Quelles sont vos motivations pour lesquelles vous voulez annoncer cette nouvelle?
  • Êtes-vous proche et à l’aise avec vos parents?
  • Dépendez-vous d’eux financièrement?
  • Avez-vous des amis ou un réseau de soutien pour vous aider dans cette démarche?
  • Comment anticipez-vous la réaction de ces personnes?
  • Possédez-vous suffisamment de connaissances pour répondre aux questions et dissiper les fausses conceptions?
  • Êtes-vous prêt à faire preuve de patience à l’égard de ces personnes importantes dans votre vie et, surtout, à faire face à toutes réactions négatives éventuelles de leur part?


Enfin, toutes ces questions vous aideront à évaluer votre situation et à prendre votre décision. N’hésitez surtout pas à nous téléphoner, si vous souhaitez en parler davantage avec les intervenants et les intervenantes de Gai Écoute qui vous accueilleront chaleureusement et sans jugement. Nos services, offerts quotidiennement, sont confidentiels, anonymes et gratuits.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Doit-on faire son coming-out?

Pas nécessairement. C’est une question infiniment personnelle, et personne ne peut vous obliger à faire votre dévoilement. Telles qu’indiquées précédemment, la prise de conscience, la découverte et l’acceptation de son orientation sexuelle varient dans le temps selon l’individu. De plus, il est important de toujours exercer son jugement avant de faire son coming-out.

Il s’avère toutefois intéressant de préciser que, pour plusieurs personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles, l’affirmation de leur orientation sexuelle a représenté un point tournant dans leur vie, voire un geste libérateur d’une grande importance leur ayant permis de mieux accepter et assumer leur orientation homosexuelle.

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Lorsque l’on décide de faire son coming-out, comment le dire?

Dévoiler son homosexualité ou sa bisexualité est une étape importante parfois difficile à vivre, le dire est toutefois souvent ressenti comme un geste libérateur. Puisque vous ne pouvez pas prévoir avec exactitude la réactions de votre entourage, la prudence suggère d’exercer toujours son jugement lorsque vous choisissez d’en parler à quelqu’un. Il importe de bien évaluer la situation, de choisir la bonne personne et le bon moment. En d’autres mots, il s’avère important de se respecter et de bien se préparer.

Plusieurs scénarios sont envisageables. Voici quelques suggestions :

  • il est préférable de prendre le temps de choisir le bon moment pour révéler votre orientation sexuelle. À titre d’exemple, mieux vaut choisir une période où vos proches et amis ne traversent pas une étape de vie trop bouleversante;
  • selon la qualité de vos relations avec les membres de votre famille, il est généralement plus facile de parler de votre orientation sexuelle avec une amie ou un ami en qui vous avez confiance et qui est susceptible d’être ouvert à l’homosexualité;
  • en abordant aussi le sujet avec une sœur ou un frère compréhensif, vous pourriez, si vous le désirez, lui demander son aide pour annoncer la nouvelle à vos parents;
  • l’écriture représente un autre moyen de divulguer son orientation sexuelle. Certains gais et certaines lesbiennes choisissent d’écrire une lettre. Ainsi, ils peuvent s’exprimer plus facilement, avec plus de précision et sans interruption.

Enfin, gardez toujours à l’esprit que personne ne peut vous obliger à parler de votre orientation sexuelle. Peu importe votre situation, vous êtes libre de dévoiler ou non votre homosexualité ou votre bisexualité.

Source : Meglioli, Véronique, Bien vivre son homosexualité au féminin, Ed. Jean-Pierre Deville, 2006

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Comment faire un coming out trans?

Il est d’abord important de rappeler que c’est votre choix de faire ou non votre coming out trans. Vous ne devriez pas être forcé(e) de le faire si vous ne le voulez pas, ou que vous ne vous sentez pas prêt(e). Le coming out peut être un processus éprouvant, et il n’y a que vous qui puisse savoir si et quand vous êtes prêt(e), et à qui vous désirez en parler.

Toutes les expériences de coming out sont uniques, mais certaines étapes peuvent généralement faciliter le processus. Le coming out est rarement complètement positif, ou complètement négatif. Il risque d’y avoir de bons et de mauvais moments. Il est donc important de réfléchir aux avantages que peut vous apporter le fait de faire votre coming out, ainsi que les considérations à prendre en compte. Parmi les avantages, on peut compter : vivre de façon plus authentique, se libérer d’un fardeau, rencontrer des gens comme soi, devenir un modèle pour d’autres personnes, briser les stéréotypes. Du côté des considérations,  il y a la possibilité de transphobie, le risque d’avoir des réactions négatives, le manque de compréhension de la part de certaines personnes et le long processus de transition.

Les étapes suivantes peuvent vous aider à préparer votre coming out :

  1. Assurez-vous d’être prêt(e) à en parler. Il est important que vous le fassiez parce que vous voulez le faire, et non parce que vous sentez une pression à en parler.
  2. Informez-vous et soyez prêt(e) à répondre à des questions. En étant plus informé(e) sur ce que vous vivez, il vous sera plus facile de transmettre les connaissances et informer les gens à qui vous en parlez. De plus, il est possible que l’on prenne votre démarche plus au sérieux.
  3. Recherchez du soutien. Il est possible d’en trouver de différentes façons; auprès des amis, d’un organisme trans, d’une communauté d’internautes (forum de discussion, par exemple), ou de groupes de discussion.
  4. Réfléchissez à qui, quand et où vous souhaitez en parler. Il peut être aidant de parler avec une personne en qui vous avez particulièrement confiance, dans un endroit neutre et sécuritaire et d’être sur(e) d’avoir suffisamment de temps pour discuter.
  5. Décidez des mots que vous voulez utiliser. Tentez d’être le plus naturel(le) possible, de ne pas trop donner d’informations d’un seul coup et de rester calme.
  6. Soyez prêt(e) à toutes sortes de réactions. Gardez en tête que la nouvelle peut être très surprenante pour certaines personnes, et que leur réaction peut l’être tout autant. Il se peut également que ces personnes ne connaissent pas de personne trans ou ne soient pas informées sur les réalités trans.
  7. N’oubliez pas que la première réaction des gens ne reflète peut-être pas ce qu’ils pensent vraiment. Il est important de laisser les gens réfléchir à ce que vous leur avez annoncé, et s’habituer à l’idée. Vous avez vous-même passé par le même processus.

 

Certains organismes sont là pour vous aider. N’hésitez pas à chercher de l’aide avant ou après le coming out, en fonction de vos besoins.

 

Source : LGBT Youth Scotland.(Sans date). Coming out : A coming-out guide for trans young people, [En ligne], http://www.teni.ie/attachments/664c0589-3011-46a5-a6a3-28269015b71b.PDF

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C’est quoi faire son coming-out?

Le terme « coming out » désigne le moment où la personne homosexuelle ou bisexuelle dévoile son orientation sexuelle à son entourage. L’expression, qui vient des États-Unis, est un terme abrégé de « to come out of the closet » et se traduit par « sortir du placard ».

Le dévoilement de son orientation sexuelle est une démarche progressive qui est très variable dans le temps, d’un individu à un autre. De plus, tout au long de sa vie, une personne homosexuelle ou bisexuelle devra évaluer si elle souhaite, ou non, divulguer sa différence sexuelle aux nouvelles personnes qu’elle rencontre.

Source : Vaisman, Anne et Maja, Daniel, L’homosexualité à l’adolescence, Comment parvenir à surmonter ses doutes, ses craintes, ses préjugés, mais aussi les préjugés et le regard des autres, Ed. de la Martinière, collection jeunesse, 2002

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Si je révèle mon orientation sexuelle, est-ce que je vais perdre tous mes amis?

Les amis se montrent souvent plus ouverts et moins critiques à l’annonce de l’homosexualité de l’un ou de l’une de leurs proches. Il sont généralement plus compréhensifs, même si certains peuvent éprouvés quelques difficultés à aborder la question de l’orientation sexuelle.

Puisqu’il est impossible de prévoir avec exactitude la réaction de vos amis, il est préférable de se sentir prêt et à l’aise avec son orientation sexuelle avant d’en parler à son entourage. Par ailleurs, il faut mieux choisir un ami ou une amie en qui vous avez confiance, une personne qui vous respecte et qui est susceptible d’être ouverte à l’homosexualité. C’est important de se protéger des réactions homophobes, et certains gais et lesbiennes aiment faire initialement une petite enquête autour d’eux afin de distinguer les personnes ouvertes de celles qui sont homophobes.

Certaines personnes vous aideront à parler de ce que vous vivez, d’autres vous surprendront. Dites-vous qu’une réaction première est rarement définitive, et la majorité des gais et des lesbiennes ont su, suite à leur coming-out, développer des relations plus authentiques et mieux s’épanouir et mieux s’épanouir.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les femmes et l’homosexualité, 1999 – Ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le CLSC des Faubourgs de Montréal, Bien vivre son orientation sexuelle – Les hommes et l’homosexualité, 1999

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Comment essayer de savoir si nos parents vont réellement nous accepter après avoir fait notre coming out s’ils font des commentaires homophobes de temps à autres?

Le dévoilement de son orientation sexuelle à des proches est un événement marquant qui peut être accompagné d’anxiété et de craintes. Lorsque l’on entend un proche avoir des commentaires défavorables, discriminatoires ou teintés de jugement envers la diversité sexuelle (gai, lesbienne, bisexuel/le, trans, queer), on peut vivre un malaise, voir même pressentir qu’ils ne nous accepteront pas.

Pour tenter de parvenir à notre objectif, on peut intercepter un commentaire homophobe et demander à son parent de clarifier sa pensée « que veux-tu dire quand tu dis ça…? ». On peut donner sa position sur le sujet « je ne suis pas d’accord avec toi… » ou partager ses émotions sur le sujet « ça me blesse de t’entendre critiquer ou porter un jugement… ». On peut ainsi observer si notre parent apporte des nuances.

Il est toutefois important de ne pas tirer de conclusion trop rapidement. Pour véritablement connaître l’avis d’une personne et vérifier son niveau d’acceptation de l’homosexualité, il est nécessaire de lui poser la question. Malgré qu’une personne critique, elle peut avoir davantage d’ouverture et d’empathie lorsque la situation touche une personne proche, comme lorsqu’il s’agit de son enfant.  En fait, l’étape du coming out est la meilleure façon de savoir si nos parents nous acceptent tels que nous sommes dans notre orientation sexuelle. Cependant, le dévoilement de son orientation est un choix, et non une obligation, comme l’indique les questions et réponses suivantes :

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Santé / Sexualité

Je voudrais faire l’amour avec mon copain, mais j’ai peur de lui faire mal. Comment faire pour diminuer la douleur?

La pénétration anale, ou sodomie, est une pratique sexuelle souvent associée au sexe entre hommes. Cela dit, elle fait partie d’une grande diversité d’autres pratiques sexuelles (comme, entre autres, la fellation et la masturbation) qu’il est possible d’explorer et de pratiquer, peu importe son orientation sexuelle. Il est à la discrétion de chaque personne et chaque couple de l’incorporer dans sa sexualité ou non.

La pénétration anale peut être douloureuse. Il est très important d’être à l’écoute de son partenaire afin de diminuer les douleurs possibles, et il est préférable de la pratiquer graduellement, c’est-à-dire en introduisant le pénis en érection, le doigt ou l’objet sexuel petit à petit en respectant les limites de chacun ou chacune. Il est également primordial d’utiliser le condom associé à un lubrifiant qui n’altère pas le latex, et de bien laver les jouets sexuels. Les sites Clinique médicale l’Actuel, Portail VIH/sida du Québec, À deux mains (pour les jeunes de 25 ans et moins) et Rézo Santé (pour hommes) sont d’excellentes ressources en matière de santé sexuelle et peuvent répondre davantage aux questions concernant la protection et la sexualité.

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J’ai eu une relation sexuelle à risque avec une personne séropositive hier. J’ai entendu parler de la « pilule du lendemain ». Comme puis-je avoir de l’information à ce sujet?

« La pilule du lendemain » fait référence au traitement post-exposition, dit « prophylactique ». Il ne s’agit pas d’une simple pilule, mais bien d’un traitement d’environ un mois offert aux personnes venant d’être exposées à une situation à risque avec une personne séropositive (blessure accidentelle avec un objet souillé de sang, rapport sexuel non protégé, préservatif percé, échange de seringue, etc.).

Pour en savoir plus, nous vous invitons à regarder cette vidéo de la clinique l’Actuel :

En cas d’urgence, nous vous encourageons à faire appel au service d’urgence du CHUM, accessible 24 h/24.
Afin d’obtenir de plus amples informations, nous vous suggérons fortement de faire appel aux ressources suivantes qui sont spécialisées en matière de santé LGBT:

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

Clinique médicale Quartier Latin
905, boul. René-Lévesque Est
Montréal (Québec)
Téléphone : 514 285-5500
www.cliniquequartierlatin.ca

CLSC des Faubourgs
1705, rue de la Visitation
Montréal (Québec)
Téléphone : 514-527-2361

À deux mains (12 à 25 ans)
5833, rue Sherbrooke O.
Montréal, QC H4A 1X4
tel: (514) 481-0277
fax: (514) 481-2336
[email protected]
headandhands.ca

Portail VIH/sida du Québec
Sans-frais: 1-877-Portail (767-8245)
Région de Montréal : (514) 523-4636
http://pvsq.org/

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Existe-t-il un risque de transmission des ITSS entre filles?

C’est un mythe très répandu de croire que les relations sexuelles entres femmes sont exemptes de risques. Bien que la plupart des relations sexuelles entre femmes soient moins à risque, il n’en demeure pas moins que la transmission des infections transmissibles sexuellement et par le sang est possible. Ainsi, la pratique du sécurisexe (digue dentaire et condom sur objets sexuels, par exemple) permet une meilleure protection de la santé sexuelle.

Pour plus de détails sur la santé sexuelle chez les lesbiennes, nous t’encourageons à communiquer avec l’organisme À 2 mains, qui offre une multitude de services de santé aux jeunes adultes âgés de 12 à 25 ans.

Nous t’encourageons aussi à consulter la section du site web de la Clinique médicale l’Actuel dédiée à la santé sexuelle LGBT, qui contient une rubrique sur la santé sexuelles des femmes lesbiennes et bisexuelles.

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

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Où puis-je trouver des informations pour les ados sur les pratiques sexuelles sécuritaires?

Pour toutes les questions liées à la santé et à la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), nous te référons aux services de santé de l’organisme À deux mains. Cet organisme offre une multitude de services de santé aux jeunes adultes âgés de 12 à 25 ans. Tu peux leur parler de santé sexuelle et de sexualité, d’identité sexuelle et de genre et de santé générale.

Dans son site web, la clinique médicale l’Actuel propose également des sections dédiées à la santé sexuelle LGBT, à la santé sexuelle des femmes lesbiennes et des hommes gais ainsi qu’à la prévention des ITSS.

À deux mains
5833, rue Sherbrooke O.
Montréal, QC H4A 1X4
tel: (514) 481-0277
fax: (514) 481-2336
[email protected]
headandhands.ca

Clinique médicale l’Actuel
1001, boul. de Maisonneuve Est, bureau 1130
Montréal (Quebec )
Téléphone : 514 524-1001
www.cliniquelactuel.com

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Je suis un ado, comment trouver des professionels de la santé?

Gai Écoute peut vous diriger vers des cliniques médicales et des professionnels de la santé physique ou mentale, vers des ressources avec lesquelles nous n’éprouverez pas de craintes face à votre orientation sexuelle ou votre transidentité. Si, toutefois, il vous arrivait d’être victime de discrimination, d’homophobie ou de transphobie en consultant une personne œuvrant dans le domaine de la santé, vous pourriez porter plaintes aux différentes instances afin de recevoir des soins adéquats (ex : les directions d’établissements de la santé, les ordres professionnels concernés, etc).

Voici quelques sites Internet et documents au sujet de la santé des communautés LGBT et la santé en général :

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Est-ce que c’est normal d’aimer du plastique (Barbie, poupée, etc.)?

D’abord, lorsqu’on parle de normalité, on veut dire ce qui est dans la norme. Et norme est semblable à majorité. Cela ne veut pas dire que c’est sain, malsain, correct ou pas.

Ta question pourrait être comprise de différentes façons. Si, par aimer les objets de plastique comme les poupées, tu veux dire être excité sexuellement ou d’intégrer ces objets dans ta vie érotique, sexuelle, cela ne pose pas de problème. Tant que cela ne devient pas un obstacle à ton intimité ou à la possibilité de vivre une relation de couple, pourquoi pas.

Si, par aimer des Barbie ou des poupées, tu veux dire aimer jouer comme passe-temps avec ces objets ou les collectionner, il n’y a pas d’âge. Tant que cela ne t’empêche pas de vivre ta vie de manière équilibrée et satisfaisante.

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Existe-t-il des refuges ou des maisons d’hébergement pour les personnes LGBTQ+ qui se retrouvent en situation d’itinérance ou à risque d’itinérance? Est-ce que certaines viennent plus précisément en aide aux jeunes?

Il n’existe pas de refuge ou de maison d’hébergement exclusivement pour les personnes LGBTQ+ en situation d’itinérance encore au Québec. En Ontario, la YMCA’s Sprott House de Toronto, la première maison d’hébergement pour jeunes LGBTQ2S, est ouverte depuis 2015.

Cependant sur le territoire québécois, il y a un éventail de ressources d’urgence à court, moyen et long terme pour les jeunes itinérants ou à risque d’itinérance. Leurs missions et leurs clientèles sont variées. En effet, il y a des auberges pour mineurs, majeurs, femmes, hommes ou encore mixtes. Mais, en aucun cas, les critères d’admission ne sont basés sur l’orientation sexuelle de la personne. Elles sont plutôt fondées sur la volonté et la capacité de la personne à améliorer ou changer sa situation d’itinérance. Par contre, chaque maison d’hébergement pourrait adopter une approche pour mieux intégrer une personne lesbienne ou trans (par exemple) au reste du groupe.

Bien qu’il n’y ait pas de politique clairement établie pour protéger les jeunes LGBTQ dans les refuges ou maison d’hébergement au Québec, certains endroits sont reconnus par le milieu comme étant inclusifs.

 

Montréal :

Passage
1 514 875-8119
Ressource d’hébergement et d’insertion pour jeunes femmes en difficulté de 18 à 30 ans.
http://www.maisonpassages.com/
C.P. 1414, succursale Desjardins, Montréal, Qc, H5B 1H3
[email protected]

Le Bunker
1 514 524-0029
Une maison d’hébergement d’urgence, mixte, pouvant recevoir 17 jeunes âgés de 12 à 21 ans.
https://danslarue.org/
Bureaux de Dans la Rue – 533, rue Ontario Est, Bureau 450
[email protected]

Ailleurs au Québec :

Auberges du Cœur
1 866 992-6387
Aider les jeunes sans-abri à sortir de l’errance.
http://www.aubergesducoeur.com/les-auberges-du-coeur.html
[email protected]

 

Toronto :

YMCA Sprott House
1(647)438-8383
Héberge les jeunes LGBTQ2S en difficultés âgés entre 16 et 24 ans.
https://ymcagta.org/youth-programs/youth-housing
21 Walmer Road ,Toronto, ON,  M5R 2W7
[email protected]

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Discrimination et violence

Y a-t-il une cause à l’homophobie?

L’homophobie est une réalité encore bien présente dans notre société. Près de 90 % des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et trans rapportent avoir été victimes d’une forme d’homophobie quelconque.

Si les études n’arrivent pas à identifier une cause claire de l’homophobie chez une personne, elles ont malgré tout recensé une liste de facteurs qui pourraient contribuer à l’homophobie :

  • La méconnaissance de la sexualité en général
  • La peur de ceux et celles qui sont différents de soi
  • De fortes croyances à des textes ou mouvements religieux homophobes
  • L’incapacité à changer des informations reçues durant l’enfance
  • Une faible estime de soi entrainant le besoin de détester d’autres groupes de personnes
  • La peur de l’homosexualité
  • L’incapacité d’accepter sa propre attirance envers le même sexe
  • Le renforcement du modèle rigide de l’hétérosexualité et des rôles de genre  par les agents importants de notre société : la famille, le système d’éducation, le gouvernement, les médias, le système légal, etc.
  • La présence de sexisme et de la domination masculine
  • Le sentiment d’aversion qu’une personne hétérosexuelle peut avoir envers l’idée d’avoir une relation avec une personne du même sexe. Comme les relations avec le même sexe ne sont pas un comportement qui vient naturellement chez ces personnes, certaines d’entre elles généralisent ce sentiment à tous et à toutes et concluent qu’il est impossible que l’homosexualité soit vécue positivement par d’autres personnes.

 

Dans la majorité des cas, l’homophobie est liée à des croyances et à une méconnaissance des réalités LGBT. Parfois, une personne homophobe n’a simplement rien connu d’autre que ce qu’on lui a appris dans son enfance. Voilà pourquoi il est important d’expliquer afin d’ouvrir l’esprit à de nouvelles informations.

Sources :

Henrey E. Adams, Lester W. Wright Jr., et Bethany A Lohr (1996). Is Homophobia Associated With Homosexual Arousal?, Journal of Abnormal Psychology, Vol. 105., No. 3, pp. 440-445

Ontario Consultants on Religious Tolerance (2006), What Causes Homophobia?, http://www.religioustolerance.org/hom_fuel1.htm.

Lesbian, gay, bisexual, transgender, queer, questioning and ally Ressource Center. (Sans date). Homophobia, http://glbtss.colostate.edu/homophobia (consultée le 20 janvier 2015).

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Je me fais harceler à l’école. Comment faire pour que cela arrête?

Certains jeunes gais et certaines jeunes lesbiennes vivent de l’homophobie à l’école et ressentent de la peur. Il est très important de comprendre que cette situation est inacceptable puisque tout élève a le droit d’être respecté et d’être en sécurité dans son école. Les jeunes qui sont victimes d’homophobie peuvent en parler aux intervenants de leur milieu scolaire (psychologue, travailleur social, infirmière, éducateur) afin d’obtenir du soutien. Ils peuvent également trouver des personnes à l’extérieur de l’école en qui ils ont confiance et qui sont susceptibles de les aider à trouver des solutions. Enfin, les jeunes aux prises avec des problèmes d’harcèlement et d’homophobie sont fortement invités à téléphoner ou écrire à Gai Écoute. C’est gratuit, anonyme et confidentiel.

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Qu’est-ce qu’une alliance LGBT/hétéro et comment puis-je en créer une dans mon école?

La Fédération canadienne pour la santé sexuelle définit l’alliance gai/hétéro ainsi :

Une alliance gai/hétéro (AGH) est un groupe dirigé par des élèves. Elle fournit un lieu sûr où les jeunes gais, lesbiennes, bisexuels, transgenre, intersexe, en questionnement, queer, bispirituels (GLBTIQQB) et hétérosexuels peuvent socialiser, se soutenir mutuellement et discuter d’enjeux liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, de même que de moyens pour contrer l’homophobie et le sexisme. C’est un excellent moyen de développer un sentiment de communauté et d’atténuer l’isolement parmi les élèves GLBTIQQB, dans votre école. (Source)

Selon une étude d’ÉGALE Canada, la présence d’une alliance LGBT/hétéro dans une école aurait des effets bénéfiques chez les jeunes LGBT. Ils seraient plus nombreux à faire leur coming out dans une école où il y a une alliance LGBT/hétéro et ils se sentiraient plus soutenus par l’administration, les enseignants et les autres élèves de leur école.

Pour créer une alliance LGBT/hétéro dans ton école, nous t’invitons à consulter le Guide des alliances gai-hétéro du gouvernement du Manitoba.

 

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Qui sont les opposants majeurs à l’homosexualité ?

À la base, tout le monde peut s’opposer à l’homosexualité, car l’éducation, les croyances et les courants de pensées sont la source de l’homophobie. En effet, les croyances qui stipulent, par exemple, que l’homosexualité est anormale, contre nature ou une maladie mentale persistent encore, bien que les mœurs tendent à changer au Canada depuis les années 1990. L’éducation et la socialisation ainsi que la personnalité des individus joueront donc un rôle important dans l’homophobie. Il est vrai que certains courants religieux ou cultures dans le monde sont davantage fermés à l’homosexualité et s’y opposent publiquement par des lois et règles sociales, entre autres. Cependant, on ne peut mettre de l’avant un groupe en particulier puisque l’éducation et la désinformation qui nourrissent les préjugés envers les personnes LGBT font parties de toutes les cultures, classes et générations. C’est dans l’espoir de voir naître un monde sans homophobie et transphobie que les différents groupes des communautés LGBT travaillent à faire valoir leurs droits et à obtenir une reconnaissance sociale à part égale.

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Mon père est homophobe et j’ai peur qu’il me mette à la porte. Quoi faire?

Il arrive que des gais et des lesbiennes vivent de l’homophobie dans leur famille. Même si ces situations de rejet total sont exceptionnelles, certains jeunes se retrouvent à la rue, sans domicile fixe et exposés à des problématiques multiples après avoir dévoilé leur homosexualité à leur famille. Il existe plusieurs organismes pouvant aider les jeunes âgés de moins de 18 ans à traverser une telle situation de crise.

 

En cas d’urgence, on peut aussi communiquer, en tout temps, avec le service de police de sa municipalité en composant le 9-1-1.

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Existe-t-il des refuges ou des maisons d’hébergement pour les personnes LGBTQ+ qui se retrouvent en situation d’itinérance ou à risque d’itinérance? Est-ce que certaines viennent plus précisément en aide aux jeunes?

Il n’existe pas de refuge ou de maison d’hébergement exclusivement pour les personnes LGBTQ+ en situation d’itinérance encore au Québec. En Ontario, la YMCA’s Sprott House de Toronto, la première maison d’hébergement pour jeunes LGBTQ2S, est ouverte depuis 2015.

Cependant sur le territoire québécois, il y a un éventail de ressources d’urgence à court, moyen et long terme pour les jeunes itinérants ou à risque d’itinérance. Leurs missions et leurs clientèles sont variées. En effet, il y a des auberges pour mineurs, majeurs, femmes, hommes ou encore mixtes. Mais, en aucun cas, les critères d’admission ne sont basés sur l’orientation sexuelle de la personne. Elles sont plutôt fondées sur la volonté et la capacité de la personne à améliorer ou changer sa situation d’itinérance. Par contre, chaque maison d’hébergement pourrait adopter une approche pour mieux intégrer une personne lesbienne ou trans (par exemple) au reste du groupe.

Bien qu’il n’y ait pas de politique clairement établie pour protéger les jeunes LGBTQ dans les refuges ou maison d’hébergement au Québec, certains endroits sont reconnus par le milieu comme étant inclusifs.

 

Montréal :

Passage
1 514 875-8119
Ressource d’hébergement et d’insertion pour jeunes femmes en difficulté de 18 à 30 ans.
http://www.maisonpassages.com/
C.P. 1414, succursale Desjardins, Montréal, Qc, H5B 1H3
[email protected]

Le Bunker
1 514 524-0029
Une maison d’hébergement d’urgence, mixte, pouvant recevoir 17 jeunes âgés de 12 à 21 ans.
https://danslarue.org/
Bureaux de Dans la Rue – 533, rue Ontario Est, Bureau 450
[email protected]

Ailleurs au Québec :

Auberges du Cœur
1 866 992-6387
Aider les jeunes sans-abri à sortir de l’errance.
http://www.aubergesducoeur.com/les-auberges-du-coeur.html
[email protected]

 

Toronto :

YMCA Sprott House
1(647)438-8383
Héberge les jeunes LGBTQ2S en difficultés âgés entre 16 et 24 ans.
https://ymcagta.org/youth-programs/youth-housing
21 Walmer Road ,Toronto, ON,  M5R 2W7
[email protected]

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Comment essayer de savoir si nos parents vont réellement nous accepter après avoir fait notre coming out s’ils font des commentaires homophobes de temps à autres?

Le dévoilement de son orientation sexuelle à des proches est un événement marquant qui peut être accompagné d’anxiété et de craintes. Lorsque l’on entend un proche avoir des commentaires défavorables, discriminatoires ou teintés de jugement envers la diversité sexuelle (gai, lesbienne, bisexuel/le, trans, queer), on peut vivre un malaise, voir même pressentir qu’ils ne nous accepteront pas.

Pour tenter de parvenir à notre objectif, on peut intercepter un commentaire homophobe et demander à son parent de clarifier sa pensée « que veux-tu dire quand tu dis ça…? ». On peut donner sa position sur le sujet « je ne suis pas d’accord avec toi… » ou partager ses émotions sur le sujet « ça me blesse de t’entendre critiquer ou porter un jugement… ». On peut ainsi observer si notre parent apporte des nuances.

Il est toutefois important de ne pas tirer de conclusion trop rapidement. Pour véritablement connaître l’avis d’une personne et vérifier son niveau d’acceptation de l’homosexualité, il est nécessaire de lui poser la question. Malgré qu’une personne critique, elle peut avoir davantage d’ouverture et d’empathie lorsque la situation touche une personne proche, comme lorsqu’il s’agit de son enfant.  En fait, l’étape du coming out est la meilleure façon de savoir si nos parents nous acceptent tels que nous sommes dans notre orientation sexuelle. Cependant, le dévoilement de son orientation est un choix, et non une obligation, comme l’indique les questions et réponses suivantes :

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Ressources connexes